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Du débris au Straw wars!

La plupart des déchets marins ont leur source sur terre et l’humain est à 100% responsables de leur présence, soit par accident, par négligence ou par déversement volontaire. Ils arrivent à la mer par les vents, les égouts, les eaux de ruissellement, ou y sont carrément jetés. De tous les déchets qui se rendent à la mer, 70% se retrouvent sous la surface de l’eau. Ce que nous observons sur les plages n’est que la pointe de l’iceberg.


Une fois dans l'océans, les débris sont transportés par les courants et se concentrent dans les grandes gyres océaniques. Ici à N’Gor ils sont ramenés sur les rives par les courants et les vagues. La majorité des débris s’accumulent sous la surface, près des plages, là où se forme le ressac. Vous vous souvenez de notre dernier nettoyage du 11 février où nous avions retiré 306kg sous-marins plus 1380 kg sur la plage et où nous avions retrouvé une très belle plage toute propre ? Deux semaines plus tard, nous connaissions une tempête provenant du centre de l’Atlantique et amenant une houle de plus de 3 mètres de hauteur. La mer nous vomissait ces déchets qui l’étouffent.


Photo de gauche, suite au nettoyage du 11 février 2018, photo de droite, le 1er mars 2018


Pourquoi alors mettre autant d’effort à nettoyer ces plages et ces fonds marins ?

Outre l’amélioration de l’esthétique de la plage, participer à cette activité permet d’agir en ayant un impact positif concret et immédiat sur l’environnement. Les déchets récoltés sur la plage ne seront pas pris par la mer, ceux soutirés de la mer ne détruiront plus les habitats marins et n’auront plus d’impacts négatifs sur la santé et la salubrité des poissons.


Mais ce n’est là qu’une goutte dans l’océan. Le programme de Project Aware a une dimension beaucoup plus importante et globale. Par les données récoltées, nous visons à contribuer à la documentation de la problématique des déchets océaniques et à sensibiliser les jeunes et moins jeunes, les leaders des industries, des gouvernements, les ONG partenaires et la communauté scientifique afin que des solutions efficaces et durables soient trouvées et appliquées. Le travail se fait au niveau de l’organisation, mais il se fait aussi à notre échelle, à un niveau plus local avec les jeunes des écoles avec lesquelles nous travaillons.


Avec les informations obtenues des différentes campagnes organisées par plusieurs ONG, nous savons que nous devons agir en vue de réduire, voire d’éliminer, les plastiques à usage unique. Il y a plusieurs années, des mouvements visant à réduire l’utilisation des sacs plastique a fait son apparition. Aujourd’hui il ne semble plus étrange d’amener nos propres sacs réutilisables pour faire le marché, et nous ne sourcillons plus lorsqu’on nous impose un frais pour prendre le sac plastique. Quelques pays on même interdit leur usage.


Le prochain cheval de bataille des ONG est maintenant la paille, eh oui, ce vulgaire petit bout de plastique que nous retrouvons dans nos boissons sans même avoir claqué des doigts ! Même si la paille n’est pas le déchet le plus fréquemment retrouvé dans les débris marins, il s’agit d’un débris ayant beaucoup d’impacts : elle n’est pas recyclable, n’est utilisée qu’une seule fois, passe parfois au travers des mailles des stations d’épuration, est facilement fractionnée par l’effet du soleil et des vagues et se retrouve donc éventuellement dans la chaîne alimentaire lorsqu’elle est méprise pour de la nourriture par les poissons.


Vous pouvez faire une différence, tout simplement en demandant votre boisson sans paille au restaurant. Etes-vous prêt à relever le défi ? Pensez Straw wars!

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